Comment diagnostique-t-on l’hyperactivité chez un enfant ?

Lorsque les troubles de déficit de l’attention persistent…
Jusqu’à un certain stade, tous les enfants peuvent présenter, plus ou moins, des signes d’hyperactivité, notamment en ce qui concerne les troubles de l’attention, mais si ceux-ci persistent dans le temps ou s’aggravent au-delà d’une durée de 6 mois, alors il y a de fortes chances que le diagnostic d’hyperactivité soit retenu.
Parmi ces signes évocateurs de déficit de l’attention, on retrouve fréquemment :
- Une grande difficulté à organiser ses leçons, ses devoirs et ses activités. L’enfant se décourage très vite dès lors qu’il s’agit d’une tâche lui demandant un effort soutenu.
- Une attention très labile, qui se disperse rapidement, aussi bien dans le travail que dans le jeu.
- Un manque de précision pouvant faire penser à de la négligence, surtout lors des devoirs et des leçons, et de façon répétitive.
- Un enfant qui perd souvent les objets dont il a besoin et principalement au moment où il en a besoin : fournitures scolaires, livres, crayons, gomme, ciseaux, jouets.
- Une distraction quasi permanente provoquée par des stimuli externes : bruits extérieurs de la vie de tous les jours, voitures, aboiements, cris d’enfants, sirènes, pleurs, etc…
- Une difficulté à se conformer à ce qu’on lui demande : exécuter une tâche de routine, finir son devoir, ranger son cartable…
Lorsqu’il existe des troubles de l’hyperactivité motrice et une impulsivité
Au-delà des symptômes relevés dans le déficit attentionnel, on retrouve également, souvent associés, des troubles de l’hyperactivité motrice et une impulsivité qui, s’ils persistent et génèrent une souffrance, doivent être pris en compte dans le diagnostic de l’enfant hyperactif.
Parmi ces troubles, on retrouve le plus souvent :
Pour l’hyperactivité motrice…
- Une agitation des mains et des pieds quasi-permanente. L’enfant n’arrête pas de bouger ses doigts, ses mains, ses poignets ou alors il se tortille sur sa chaise.
- Une grande instabilité. A l’école, alors que toute la classe est attentive et que les enfants doivent être assis, lui, se lève, s’assoit, se relève et se rassoit, un nombre incalculable de fois.
- Dehors, il court, grimpe, saute et fait des galipettes, partout à contretemps.
- Sans arrêt sur la brèche, il parle vite et souvent de façon excessive, n’hésitant pas à interrompre son interlocuteur ou à faire irruption dans des conversations qui ne le concernent pas.
Pour l’impulsivité…
- Une précipitation à répondre aux questions avant même que la personne qui lui pose ces questions ait terminé de les poser.
- Une impatience à attendre son tour lorsqu’il faut faire la queue, par exemple, au manège, à la cantine, à table ou ailleurs.
- Une propension à interrompre la personne qui lui parle ou à faire irruption dans une discussion qui ne le concerne pas.
En bref, des enfants dont on dit qu’ils ne tiennent pas en place, qu’ils fatiguent les parents, l’entourage et tout le monde, usants, éreintants, lassants et s’épuisant eux-mêmes.